Pour ceux qui étaient intéressés, voici le compte-rendu de mon
audition devant la commission d'enquête sénatoriale tel qu'il a été
publié par ladite commission.
(Si vous voulez voir la vidéo de l'audition sur le site du Sénat, cliquez ici :
http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video17518.html)
[...]
M. Eric Roux. – Mon exposé introductif durera à peu-près 12-13 minutes, puis je me prêterai volontiers à vos questions.
Par mon profond respect pour le Sénat, ainsi que pour votre fonction,
je suis venu, comme vous me l’avez demandé, témoigner sous serment
devant votre commission d’enquête, afin de pouvoir vous éclairer sur les
points qui vous intéressent. Ce sera, je l’espère, l’occasion de
corriger de nombreux préjugés qui circulent dans notre pays concernant
la Scientologie.
Vous avez compris mon profond désaccord avec le
fait que malgré mon insistance pour que cette audition soit ouverte au
public et la presse, afin que les Français puissent partager les
échanges qui s’y dérouleront dans la plus grande transparence, vous avez
choisi d’imposer l’obscurité en fermant cette audition au public et à
la presse.
C’est contraire à la règle depuis la loi n° 91-698 du
20 juillet 1991 et à la coutume qui s’est instaurée de donner « la
publicité la plus large possible aux débats ». C’est aussi contraire aux
nombreuses auditions qui se sont déjà déroulées devant votre commission
auparavant. La publicité des auditions participe du débat démocratique,
et je ne vois pas pourquoi la presse et les Français ne pourraient pas
être au courant de ce qui se dit lors de mon audition, dans le cadre
d’une commission d’enquête qui, d’après vous, concerne tous les
Français.
Cela m’a conduit à m’interroger sur les raisons qui
incitent votre commission à soumettre le témoignage de l’Eglise de
Scientologie au secret ou à une publicité « éventuelle » par vidéo. J’ai
constaté par ailleurs que lorsque vous interrogez un apostat de
l’Eglise, exclu depuis trente ans et connu pour être un détracteur
obsessionnel de la Scientologie, son audition est ouverte à la presse et
au public. De même, lorsque vous interrogez Serge Blisko, Georges
Fenech, le CCMM, l’Unadfi, Catherine Picard, etc., les auditions sont
ouvertes à la presse et au public, en plus d’être filmées et diffusées
sur le site du Sénat.
Il y a donc,
de facto, une différence de traitement entre l’Eglise de Scientologie et ses détracteurs.
Vous l’avez compris, je n’approuve pas un tel manque de transparence,
une telle discrimination dans le traitement des personnes auditionnées,
un tel arbitraire à l’opposé de tout ce qui fait notre démocratie.
La Scientologie est une religion, reconnue comme telle en Europe et
dans les pays qui ont un système de reconnaissance légale des religions,
et cette religion existe en France depuis plus de cinquante ans. Elle
compte des dizaines de milliers de fidèles et de sympathisants dans
l’hexagone, pour plusieurs millions dans le monde.
Votre courriel initial de convocation mentionnait la volonté que l’audition d’un «
responsable de l’Eglise de Scientologie » par les sénateurs, porte «
essentiellement sur les conceptions de la santé et de la médecine défendues par les Scientologues ».
Or, l’Eglise ne défend aucune conception de la santé qui empièterait
sur le domaine médical, ni ne prend aucune position concernant ce qui
est médical ou de l’ordre de la médecine. L’Eglise dispense un
enseignement et des services religieux et uniquement religieux. Elle
aide les personnes qui le souhaitent en créant un espace de liberté
spirituelle au sein de ses églises.
[...]
Pour lire toute l'audition,
cliquez.