jeudi 20 novembre 2008
Scientologie : Les Ministres de l’Intérieur allemands ont rendu leur verdict
Il y a un an, la conférence des ministres de l’intérieur de l’état et des Länder avait demandé à l’office de protection de la Constitution une enquête sur la Scientologie pour déterminer si cette dernière représentait une menace pour la constitution allemande.
L’office de protection de la Constitution (service allemand de la sécurité intérieure) observe l’Eglise de Scientologie depuis 1997 et n’a jamais rien trouvé qui justifie des mesures répressives. Fin septembre, ce service a remis un rapport de 46 pages aux ministres de l’intérieur. Les protecteurs de la constitution évoquent une « image de la situation pleine de lacunes » véhiculée par les anti-scientologues et mettent en garde contre une «perte de réputation pour les organismes gouvernementaux concernés » si une procédure était engagée contre la Scientologie.
D’après leur enquête, ni les statuts ni les autres prises de position de la Scientologie « ne permettent de conclure que l’association poursuit des buts répréhensibles ».
Le rapport de la conférence des ministres semble vouloir montrer que l’Allemagne s’aligne avec la politique de l’Union Européenne qui a justement fait de la lutte contre toutes les formes de discrimination l’une de ses principales priorités (voir notamment la directive relative à la mise en œuvre de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle).
L’Eglise de Scientologie est un mouvement religieux international qui compte plus de 7 700 églises, missions et groupes dans 160 pays. L’Eglise et ses membres se dévouent pour soutenir les nombreux programmes humanitaires de Scientologie – des programmes consacrés aux problèmes les plus graves de notre société.
http://www.scientologie.fr
mardi 4 novembre 2008
L’intolérance envers la liberté religieuse découle de l'ignorance
Il suffit d’observer les réactions de certaines personnalités et associations qui, par exemple, ont lancé l’appel : « La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI » lors de la visite du Pape Benoît XVI en France. En effet, une véritable machine de propagande est menée par des groupes quasi-hystériques financés avec les fonds du contribuable, animés d’un extrémisme anti-religieux se refusant à tout dialogue et violant ainsi l’article 10 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales qui garantit la liberté d'expression.
La France a malheureusement une longue tradition de persécutions des minorités religieuses. Celles-ci furent particulièrement intenses en présence de religions monothéistes. Les Cathares furent anéantis au 13e siècle, les Templiers périrent sur le bûcher au début du 14e siècle et des milliers de Protestants furent massacrés en une nuit en 1572 sur ordre du roi.
On pouvait penser qu’en 1905, avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, toute discrimination devenait impossible. Ainsi qu’en 1948, après la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme à Paris, alors que celle-ci devait mettre un terme à cette tradition de persécutions. Mais malgré l'énoncé de l'article 18 de cette Déclaration : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion... », on assiste depuis plusieurs décennies à une véritable Inquisition des Temps Modernes.
La recommandation de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe adoptée le 22 juin 1999, rappelait aux Etats membres, qui avaient émis l’idée de promulguer une nouvelle législation pour réglementer les religions, de l'inopportunité d’une telle législation « au motif que celle-ci risquerait de porter atteinte à la liberté de conscience et de religion garantie par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme. »
La France n'a pas suivi ce conseil, au contraire, elle a adopté la loi About-Picard, loi qui a fait l’objet de vives critiques, jugée liberticide de la part des organisations internationales de défense des droits de l’homme. Notamment en 2002, un rapport du Parlement européen a critiqué cette loi, la qualifiant de nuisible et discriminatoire envers les groupes minoritaires religieux, portant atteinte aux libertés fondamentales.
D’autre part, la France a créé une « Mission interministérielle de lutte contre les sectes » (Mils) placée sous l’autorité du Premier Ministre, qui fut remplacée fin 2002 par la « Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires » (Miviludes). Cette nouvelle Mission devait marquer un changement par rapport à la Mils dont les abus de fonctionnement ont eu un effet désastreux sur le public, ne s’adressant jamais au bon sens ni à la raison des citoyens, mais créant une peur collective de ce qui est nouveau et différent. On observe qu’à son tour, la Miviludes outrepasse ses droits et pouvoirs en luttant ouvertement contre les nouvelles religions et en cultivant cette peur pour manipuler facilement la société.
De plus, dans un pays démocratique où l'expression est libre, il devrait être possible de dialoguer de façon constructive sur n’importe quel sujet. Mais dans un tel climat d’intolérance entretenu par cet organisme officiel et des associations militantes, le débat est si peu équilibré et la diffamation une pratique courante, sans compter l’ignorance complète du sujet dont font preuve ces organismes ainsi que la plupart des journalistes qui privilégient le fonctionnement par caméra cachée et discréditent les religions minoritaires, et même celles établies, sans discernement.
Dans le dernier rapport 2008 du Département américain sur la liberté religieuse, la France est une nouvelle fois citée pour sa politique répressive à l'encontre de certaines religions minoritaires. Plusieurs voix se sont également élevées à plusieurs reprises, pour dénoncer les dérives de la Miviludes comme la Fédération Protestante de France, l'Eglise de Scientologie et d'autres religions, la Miviludes violant l’article 1 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui dispose que « la République assure la liberté de conscience ». De par cette loi, l’Etat ne se désintéresse pas des religions mais ne s’immisce pas dans les affaires intérieures des religions, il doit faire preuve d’impartialité. Manifestement on est loin de l’application de cette loi dont l’un des objectifs est d’ouvrir la voie au pluralisme religieux.
Pour un retour au respect de l’égalité en droit des citoyens, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, souligne la priorité à l’information aux droits de l’homme : « L’éducation des citoyens aux droits individuels produit une société informée, qui contribue à renforcer la démocratie. » Il insiste sur le fait que l’école « a aussi un rôle capital à jouer dans la promotion de valeurs telles que le respect de l’autre, la non-discrimination » et que « l’éducation doit non seulement porter sur les droits de l’homme mais aussi les mettre en application ».
Pour plus d’information, visitez : http://www.ethique-liberte.org/
lundi 6 octobre 2008
Les écoliers traités comme des malades !
Difficultés de mémorisation, refus scolaire, rêverie, manque de concentration, dyslexie et hyperactivité : autant de caractéristiques qui mènent souvent pour des enfants à la prescription de traitements psychotropes à l’efficacité de plus en plus contestée. Certains dénoncent même une véritable stratégie pour créer un nouveau marché pour l’industrie pharmaceutique.
De nombreux médecins et nutritionnistes rappellent que l’hyperactivité et le manque d’attention sont des « symptômes » qui peuvent avoir des causes variées, telles qu’une consommation excessive de sucre blanc et d’additifs alimentaires ou une consommation insuffisante d’acides gras essentiels et de minéraux. Un rééquilibrage de l’alimentation va alors suffire à faire disparaître le problème.
Des difficultés d’apprentissage de la lecture peuvent également être à la source de ce type de comportement. Dans ce domaine, chaque enfant se heurte à des problèmes qui lui sont propres et dont l’origine peut être très variée, parfois une simple méconnaissance de l’alphabet et de certaines syllabes. N’étant qu'au tout début de leur apprentissage, ces enfants se sentent déjà différents, voire dévalorisés, et présentent parfois de forts signes dépressifs, ayant perdu toute confiance en eux. Le système éducatif, impuissant à aider ces écoliers en perdition, va alors se décharger sur le milieu psychiatrique pour assurer leur suivi.
« Plusieurs de ces conditions pourraient être des réactions normales... »
On constate déjà en France que le nombre d'enfants étiquetés hyperactifs, et donc traités comme des « patients », a augmenté de 600% en 10 ans. De plus, 120 000 enfants et adolescents prennent des médicaments psychotropes pouvant conduire au suicide ou à la violence et 15 000 enfants sont sous Ritaline, un dérivé amphétaminique dont les effets sont similaires à ceux de la cocaïne, pourtant faussement présenté comme sans danger.
Des chiffres qui ne devraient pas laisser indifférent. A ce propos, le Dr Robert Spitzer, un des psychiatres les plus influents dans le monde, particulièrement dans les années 70 et 80, a affirmé que jusqu’à 30% des jeunes étiquetés comme souffrant d’hyperactivité ou de comportements perturbateurs pourraient avoir été « diagnostiqués à tort ». Selon lui, ces enfants auraient simplement montré des signes normaux de joie ou de tristesse. «Plusieurs de ces conditions pourraient être des réactions normales et non pas des troubles mentaux,» a-t-il ajouté.
L'étude de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie menée en 1993 signalait déjà que 17 % des élèves de la 6e à la terminale avaient pris des psychotropes dans l'année écoulée. Cette situation reste préoccupante dans la mesure où elle ne fait qu'empirer avec les années, le nombre d'enfants sous antidépresseurs ne cessant d'augmenter !
Un rapport de juin 2006 de l' Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé retrace l'état des lieux de la consommation de médicaments psychotropes, qui concerne moins de 5% des enfants jusqu'à l'adolescence, et qui augmente nettement ensuite, avec plus d'une fille sur 4 et près d'un garçon sur 5 ayant consommé des médicaments psychotropes avant l'âge de 18 ans.
La solution n’est peut-être pas là
Un réel malaise existe dans le monde de l’éducation, ce qui inquiète les parents et les associations. En remontant dans le passé, on découvre des propositions surprenantes. A commencer par G. Stanley Hall, premier président de l'Association américaine de Psychologie en 1892, connu non seulement dans le domaine de la psychologie, mais également dans le domaine de l'éducation, qui a déclaré qu'il fallait surmonter « le fétichisme de l'alphabet, celui des tables de multiplication et de la grammaire. »
Ce qui nous amène ensuite à la méthode globale, mise en place au début du 20e siècle et toujours en cours, dans laquelle l’apprentissage de l’alphabet a perdu toute priorité . Les enfants n’ayant ainsi plus de repère pour déchiffrer les mots présentent parfois des réactions violentes ou un total désintérêt pour la lecture et sombrent dans l’échec.
Pour pallier à ces difficultés, dans les années 60, la psychiatrie proclamait que le contrôle du comportement des enfants ne serait possible qu'à l'aide des drogues. A tout cela s’ajoute l’ignominie de certains chercheurs britanniques qui affirmaient en 1998 avoir isolé les gènes responsables du trouble de dyslexie et cherchaient à confirmer l'hypothèse héréditaire. Ceci fut dénoncé par Abdelhamid Khomsi, professeur de psychologie à l'Université de Nantes et spécialiste de la dyslexie qui a déclaré: « Les incertitudes sur les causes de la dyslexie posent le problème de son dépistage et de sa prise en charge. Un enfant peut se retrouver aujourd'hui en psychothérapie, alors que la solution n'est peut-être pas là ».
En écoutant les différents résultats d’étude de chercheurs dans le domaine de l’éducation, très souvent sujets à controverse, et en remontant aux sources de toutes les idées reçues, on comprend mieux comment ces troubles sont créés chez un enfant en voie d'apprentissage et comment, une fois en échec, il sera orienté vers la prise de psychotropes.
"Je ne le reconnaissais plus"
Une fois que le « diagnostic » a été posé et que les difficultés rencontrées par chaque enfant ont été identifiées, on lui prescrit trop souvent une médication. En France, cette démarche a malheureusement conduit à des situations dramatiques comme dans le cas de Max, âgé de 5 ans et étiqueté hyperactif parce qu'il était turbulent à l'école, qui a pris de la Ritaline pendant plus d'un an et demi.
« Je ne le reconnaissais plus », témoigne sa maman. « J'ai pu observer chez mon fils une profonde tristesse, il pleurait pour un oui ou pour un non, il n'avait plus goût à rien. Il devenait un zombie, tout mou, avec le regard hagard. Puis au bout de quelques jours, son comportement devenait violent, agressif. » Sur l'insistance du psychiatre pour augmenter les doses, la maman s'est adressée à un pédiatre qui, de son côté, a décelé en réalité une carence en magnésium.
Des parents, des éducateurs et des associations se sont déjà mobilisés pour lutter contre cette emprise psychiatrique dans les écoles. Même si cette bataille risque d'être longue, seule une vigilance constante de la part de chacun permettra de mettre en échec ceux qui « traitent les enfants comme des malades. »
Pour plus d'information, contactez la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme au 01 40 01 09 70 ou visitez: www.ccdh.asso.fr