Le rôle étrange mais important d'une figure obscure dans l'incitation à la poursuite de Bivolaru et MISA en France.
par Massimo Introvigne et Rosita Šorytė traducteur automatique
Une brève mais percutante apparition dans la série « Twisted Yoga »
est de Hugues Gascan, le fondateur obscur d’une petite organisation
anti-culte française appelée GéPS (Groupe d’étude du phénomène sectaire,
Groupe d’étude du Phénomène culte). L’histoire, telle qu’il la raconte
dans le documentaire, est que Gascan "avait été impliqué dans la lutte
contre ce type de mouvement et de cultes pendant de nombreuses années.
C’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à MISA. Je voulais
comprendre le modus operandi, ce qui se passait avec MISA en France. Et
j’ai commencé à lire et à enquêter lentement." "J’ai mis quelques
mots-clés sur mon ordinateur: Paris, Roumanie, Guru, Cult. Et j’ai
rapidement trouvé cet article dans les journaux australiens", le
guidant vers Ashley, l’une des "victimes" que nous rencontrerons dans
le prochain article de cette série. "J'ai donc été en contact avec
Ashley et j'ai transmis ce témoignage au département de police chargé de
ce qui se passe en termes de sectes en France", rapporte Gascan. C’est
ainsi que commença l’enquête française. Il le prétend.

Quiconque a
regardé la récente vague de séries télévisées vraies – de
crime-esprit‐panique reconnaîtra la formule: un sinistre «culte», un
enquêteur héroïque, une chasse à bout de souffle au-delà des frontières
et une révélation finale qui relie tout avec la propreté d’un storyboard
Netflix. Mais la réalité, comme d'habitude, est plus désordonnée,
étrangère et beaucoup moins obéissante à la structure narrative.
Avant
novembre 2023, le GPS était si obscur que même les observateurs
chevronnés de la scène anti-secte française auraient eu du mal à
l'identifier. Pourtant, ses racines remontent à plus d'une décennie, à
un laboratoire de recherche à Angers et à un scientifique dont la vie
professionnelle a pris un tournant qu'aucun scénariste n'aurait pu
tracer avec un visage droit.
Gascan était, selon tous les récits, un chercheur en médecine
respecté à l’Université d’Angers, publiant dans des revues à comité de
lecture et collaborant avec des collègues tels que P.J., une femme
scientifique. Puis est venue une rupture – en partie à propos des thérapies alternatives contre le cancer, en partie à propos des personnalités, et en partie à propos de quelque chose de plus nébuleux. Gascan devint convaincu
que P.J. était tombé sous l’influence d’une « secte » appelée Omalpha,
dirigée par le professeur tantrique canadien Jean Bouchart d’Orval. Il
est allé plus loin, affirmant que Bouchart d’Orval était empêtré avec
Ashram Shambhala, un mouvement russe tentaculaire dont le fondateur,
Konstantin Rudnev, avait été condamné en 2013 à Novossibirsk à onze ans
de prison pour avoir dirigé une « secte » et abusé sexuellement des
adeptes. Après l’emprisonnement de Rudnev, le mouvement s’est divisé en
dizaines de rejetons indépendants – certains le dénonçant comme un
gourou déchu, d’autres insistant sur le fait qu’il était un dissident
politique chargé de preuves fabriquées de toutes pièces et puni pour
avoir critiqué le régime Poutine. Pour des raisons expliquées ailleurs, cette dernière interprétation n'est pas aussi invraisemblable qu'elle peut paraître. [...]
[...] Malgré l'opposition en France et à l'étranger, l'amendement a finalement
été adopté en 2024, donnant à la France l'une des définitions
juridiques les plus expansives de l'influence psychologique en Europe.
On n’a pas besoin de se livrer à des théories du complot pour remarquer
que les arrestations spectaculaires ont eu lieu quelques jours seulement
avant le débat parlementaire sur la nouvelle loi anti-secte. Alors que
les législateurs se préparaient à décider s’il fallait faciliter la
poursuite des « sectes » pour « lavage de cerveau », un groupe accusé
d’enlèvement et de viol de femmes a soudainement dominé les gros titres.
Seul un croyant pieux à la coïncidence ne parviendrait pas à lever un
sourcil. [...]
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