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mardi 5 novembre 2024

Les minorités religieuses dans l'œil des cyclones médiatiques : De BAYS à MISA

 Cet article écrit par Willy Fautré est disponible sur le site de Bitter Winter. La traduction est faite en automatique.

Le Parlement latino-américain au Panama a accueilli l'une des plus importantes réunions sur la liberté religieuse de ces derniers temps. M. Fautré a expliqué aux politiciens, diplomates et universitaires présents comment les médias coopèrent avec des procureurs partiaux pour diffuser des fausses nouvelles sur des groupes stigmatisés comme étant des "sectes". 

Introduction

Le droit à la liberté de pensée, d'opinion et d'expression est une valeur sacrée qui doit être protégée contre vents et marées dans les régimes dictatoriaux et totalitaires. Dans les pays démocratiques, la liberté des médias doit également être chérie et préservée de toute forme d'ingérence et de prise de contrôle par des partis politiques ou des puissances financières.

Dans nos démocraties, les médias et les journalistes sont censés respecter les normes éthiques inscrites dans leur charte professionnelle, à l'instar du serment d'Hippocrate pour les médecins. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas, en particulier lorsqu'ils traitent de questions liées aux minorités religieuses dont les doctrines, les pensées non conventionnelles et les pratiques de vie s'écartent de la pensée, de l'état d'esprit et des comportements dominants. Dans de tels cas, la tentation du sensationnalisme prévaut souvent, généralement pour de simples raisons commerciales. Les boucs émissaires habituels sont les Témoins de Jéhovah, l'Église de Scientologie, toutes sortes d'églises chrétiennes minoritaires, Hare Krishna ou des groupes de yoga ancrés dans des philosophies culturelles "étrangères". Ils sont qualifiés de "sectes", terme qui a de facto une connotation négative.

La terminologie utilisée par les médias est un problème en soi

Les Nations unies, la Cour européenne des droits de l'homme et d'autres organisations internationales utilisent des terminologies neutres pour nommer toute communauté religieuse ou de croyance dans leurs déclarations, rapports ou décisions judiciaires. Les médias et les autres acteurs de l'information et de la communication en Europe ne suivent pas cette norme et cette pratique éthiques, mais optent pour une dénomination discriminatoire et désobligeante de ces groupes parce qu'elle est plus vendeuse, la plupart du temps sans risque de poursuites.
La catégorisation de certains groupes religieux, spirituels ou de croyance en tant que "sectes", qualifiées en outre de dangereuses, nuisibles ou totalitaires, est avant tout le fait d'anciens membres mécontents de ces mouvements qui veulent se venger.

Quels sont les mécanismes qui génèrent la stigmatisation, l'hostilité et l'intolérance ?

Un certain nombre de grands médias et d'agences de presse, qui manquent de culture et d'expertise religieuses, reproduisent souvent des déclarations unilatérales d'anciens membres sans enquêter et vérifier si elles ne sont pas biaisées et s'il ne s'agit pas de fausses accusations, de "fake news" ou de mensonges grossiers.
Elles contribuent ainsi à un climat de suspicion, d'intolérance, d'hostilité et de discrimination qui peut avoir des conséquences dramatiques dans la vie personnelle et professionnelle des membres des minorités religieuses ou de conviction et de leurs enfants à l'école.

Le rôle irresponsable de certains médias peut inciter à des discours de haine, à des crimes de haine, à des actes de violence contre des croyants pacifiques ou contre des édifices religieux ou communautaires, voire à des homicides.
Les acteurs des médias qui manquent de vigilance ou qui sont mus par l'argument que les histoires sensationnelles se vendent bien ont leur part de responsabilité dans la stigmatisation et la diabolisation de certains groupes religieux ou de croyance et de leurs membres.

Les accusations infondées amplifiées par les médias n'influencent pas seulement l'opinion publique et renforcent les stéréotypes. Elles façonnent également les idées des décideurs politiques qui, dans un nombre croissant de démocraties occidentales, prennent des mesures discriminatoires restrictives spécifiques, stigmatisant et diabolisant davantage certaines minorités religieuses ou de conviction.

Notre organisation, Droits de l'homme sans frontières, a travaillé dur pour démystifier les fake news et les accusations infondées, en enquêtant sur des cas concrets avec l'aide de chercheurs en sciences religieuses et d'avocats, en publiant des décisions de justice rétablissant la vérité, et surtout en partageant systématiquement les résultats de ses recherches avec des journalistes et des membres du Parlement. L'un de ces cas, parmi d'autres en Europe et en Amérique, que nous avons couvert concerne l'école de yoga de Buenos Aires en Argentine au cours des deux dernières années.

Quel est le cas de l'école de yoga de Buenos Aires (BAYS) en Argentine ?

Le 12 août 2022, dans la soirée, des policiers du SWAT entièrement armés ont forcé la porte d'entrée d'un café situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de dix étages dans un quartier de classe moyenne de Buenos Aires, où une soixantaine de personnes âgées d'une soixantaine d'années assistaient à un cours de philosophie dans le calme.

Ils sont entrés de force dans le bâtiment qui était le siège de l'école de yoga de Buenos Aires et qui comprenait 25 appartements privés et les bureaux professionnels d'un certain nombre de ses membres. Ils sont montés dans tous les locaux et, sans frapper ni sonner, ils ont violemment ouvert toutes les portes par la force, les endommageant gravement. Certains résidents qui couraient après eux ont essayé de leur donner les clés pour qu'ils puissent entrer sans détruire les entrées, mais leur offre pacifique a été ignorée.

La police voulait filmer toutes les parties de l'opération qui étaient "utiles" pour justifier la répression ordonnée par les procureurs d'une agence d'État appelée PROTEX, qui s'occupe de la traite des êtres humains, de l'exploitation du travail et de l'exploitation sexuelle.

Des scènes similaires se sont déroulées à Buenos Aires pendant toute la nuit, dans d'autres appartements privés d'étudiants de BAYS, pour un total de 51 descentes. Dans l'un de ces appartements, un homme a été violemment battu par la police sans raison (il s'est avéré plus tard qu'ils l'avaient confondu avec quelqu'un d'autre). En tout, vingt personnes ont été arrêtées.

L'opération avait "mystérieusement" été divulguée aux médias et le lendemain matin, ils étaient tous remplis d'images et de vidéos commentées de manière partiale par les procureurs.
Depuis lors, l'école de yoga de Buenos Aires (BAYS) a été clouée au pilori par les médias argentins. Plus de 400 nouvelles et articles ont décrit l'école comme une "secte de l'horreur" qui aurait géré un réseau international de prostitution pendant trente ans.

Dix-sept prévenus, dont le plus âgé avait 84 ans, ont été publiquement accusés et poursuivis pour des délits d'association de malfaiteurs, de traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle et de blanchiment d'argent, mais toutes les femmes interrogées ont nié avoir été victimes d'abus sexuels ou s'être prostituées. Quelques mois plus tard, une cour d'appel a déclaré la nullité de l'instruction de l'affaire et l'a renvoyée au premier juge (qui semble s'entêter à la poursuivre). Entre-temps, la vie privée et professionnelle ainsi que la situation financière des accusés et des "victimes" présumées ont été totalement détruites.

Nous travaillons actuellement sur un cas présentant des caractéristiques similaires concernant l'école de yoga MISA en France, qui est également ancrée dans des philosophies "exotiques".

Le cas des praticiens roumains du yoga en France

Le 28 novembre 2023, juste après 6 heures du matin, une équipe SWAT d'environ 175 policiers portant des masques noirs, des casques et des gilets pare-balles, est descendue simultanément dans huit maisons et appartements distincts à Paris et en région parisienne, mais aussi à Nice (sud de la France), principalement utilisés par de paisibles pratiquants roumains de yoga. Ils brandissaient des fusils semi-automatiques, criaient, faisaient des bruits très forts, enfonçaient les portes et mettaient tout sens dessus dessous.

Le premier objectif de l'opération était d'arrêter les personnes impliquées dans des activités présumées de "traite des êtres humains", de "séquestration" et d'"abus de vulnérabilité" en "bande organisée". Le second objectif était de "sauver" les victimes de ces activités illégales.

Les forces spéciales d'intervention massive de la police s'attendaient à trouver des criminels et des victimes, de pauvres jeunes femmes roumaines exploitées comme prostituées ou sur le point d'être violées et leurs soi-disant "agresseurs", mais aucune d'entre elles n'était victime d'exploitation sexuelle ou ne pratiquait la prostitution (qui, soit dit en passant, n'est pas illégale en France).

Une cinquantaine de praticiens roumains du yoga liés à l'école de yoga MISA en Roumanie ont été emmenés dans des postes de police où ils ont été détenus pendant deux jours et deux nuits, ou plus dans certains cas, pour des interrogatoires biaisés. En tout état de cause, ils ont été de véritables victimes de l'intervention de la police, puisqu'ils ont été détenus dans des conditions inhumaines et humiliantes et sans l'assistance appropriée d'interprètes et d'avocats. Ils s'étaient simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. À ce stade, l'affaire est toujours en cours d'instruction par le procureur, mais entre-temps, des dizaines d'articles sensationnels diabolisant l'école de yoga MISA et ses dirigeants ont été publiés par les médias en France et à l'étranger, y compris, malheureusement, par ceux qui jouissent de la meilleure réputation.

Conclusion

En conclusion, Droits de l'homme sans frontières souhaite
•    rappeler aux médias et aux journalistes qu'ils doivent respecter les normes éthiques internationalement reconnues lorsqu'ils traitent de questions religieuses, et
•    encourager l'organisation d'ateliers professionnels pour les journalistes et les professionnels des médias sur la manière de couvrir les questions liées aux minorités religieuses, sans inciter à la suspicion et à l'hostilité illégitimes.

mercredi 30 avril 2014

Quoi penser des sectes, des religions, on entend de tout...

Dossier à suivre :   Sectes, religions et liberté de pensée : 1 – Une question éminemment politique

Débredinoire propose à partir d’aujourd’hui une série d’articles qui seront publiés chaque semaine. Le fil conducteur de ce long dossier est une approche originale de la question « sectaire », loin des clichés véhiculés par le pouvoir, les médias et quelques lobbies.

Cette approche nous permettra de remonter loin dans le passé pour analyser comment la question de la « différence » (intellectuelle et spirituelle) a pourri nos relations sociales et politiques tout au long de notre histoire. La France sait mal gérer ce qui contrarie sa vision de la « vérité » et risque de concurrencer les monopoles et les intérêts en place.
La politique française envers les nouveaux mouvements religieux et thérapeutiques,... 

Lire plus sur le site : http://debredinoire.fr/

2 – Les « sectes », symptômes des maux et lacunes de notre société

La meilleure arme des ennemis de la diversité spirituelle, la plus puissante, celle qui a montré dans l’histoire des persécutions sa terrible efficacité, c’est l’amalgame que permet le mot indéfinissable de “secte”. On mélange tout dans cette notion injurieuse, bien pratique parce que sans définition précise et sans existence juridique, ce qui est pain béni pour les calomniateurs. 

Végétarisme, nouvel âge, médecines naturelles, prière hors églises reconnues, désintérêt pour la télévision, scolarisation à la maison, appartenance à un groupe de taille international ou à un petit groupe local rassemblé autour d’une démarche originale, critique du système médical ou critique globale de la société, tout devient prétexte à stigmatiser l’original. En outre, le « coupable à priori » n’est même pas appelé à s’expliquer. Il suffit qu’il soit dénoncé comme « secte » ou suspect de « dérive sectaire » par une officine comme la Miviludes ou l’Unadfi pour être considéré comme ennemi de la nation. Et être exposé au pilori des médias...

lundi 21 avril 2014

Thaïlande : ministres volontaires scientologues à Si Racha,



Les ministres volontaires de Si Racha, Thaïlande, ont célébré leur quatrième anniversaire en renouvelant leur engagement au service de la collectivité. 


Sur la côte thaïlandaise, à 95 km au sud de Bangkok, l’équipe de scientologues bénévoles de la ville de Si Racha a célébré le quatrième anniversaire de sa création. Au cours de ces quatre années, ils se sont fait la réputation de gens à qui l’on peut demander de l’aide quelles que soient les circonstances.

Formé en 2010 lors du passage dans la région de la tournée de bienfaisance des ministres volontaires de Scientologie d’Asie du Sud-Est, ce groupe est actif dans les bons comme dans les mauvais jours. Ils sont sur le terrain tout au long de l’année : en février dernier, ils ont aidé les enfants d’une école à surmonter leurs difficultés à étudier et à apprendre  en leur enseignant les méthodes d’étude développées par Ron Hubbard - l'un des 19 thèmes du Manuel de Scientologie. La même semaine, ils ont présenté aux infirmières d’un hôpital tout proche les procédés d’assistance spirituelle de Scientologie, des techniques s’adressant aux facteurs mentaux et spirituels qui précipitent et prolongent les maladies et les blessures.

En 2011, alors que les deux tiers du pays étaient inondés par la mousson la plus violente depuis un demi-siècle, menaçant 2,6 millions de personnes, les ministres volontaires ont travaillé côte à côte avec les membres des équipes de secours, apportant de la nourriture et du matériel aux victimes réfugiées sur le toit de leur maison. Ils ont préparé et emballé des repas pour une partie des centaines de milliers de réfugiés accueillis dans les abris. Ils ont aussi administré des procédés d’assistance spirituelle pour aider les victimes à se remettre du stress et du traumatisme. Après la fin du sinistre, ils ont continué à travailler avec les responsables locaux, les accompagnant lors de leurs visites mensuelles dans les villages isolés afin d’apporter l’assistance dont ceux-ci avaient besoin.

Transcendant toutes les frontières ethniques, culturelles et religieuses, le programme des ministres volontaires est destiné à tous ceux qui ont besoin d'aide. La formation de ministre volontaire est gratuite. Elle est à la disposition de toute personne qui souhaite aider les autres, sur le site des ministres volontaires : www.volunteerministers.org.


En créant le programme des ministres volontaires, Ron Hubbard écrivit: “Si quelqu’un n’aime pas le crime, la cruauté, l’injustice et la violence de cette société, il peut y faire quelque chose. Il peut devenir un ministre volontaire et aider à civiliser cette société, à lui apporter  conscience, bonté et amour, et à la libérer du calvaire en y insufflant confiance, décence, honnêteté et tolérance.”

lundi 31 mars 2014

Que faire quand un journaliste vous contacte ?

 Des conseils offerts par Jean-Luc Martin-Lagardette

Jean-Luc Martin-Lagardette Journaliste et essayiste, fan d'épistémologie, militant de la qualité de l'information,

Précautions à prendre avant de recevoir un journaliste
Les groupes spirituels ou thérapeutiques, les personnes ou les entités controversées en général, sont parfois abordés par des journalistes prétendant "rétablir la vérité" à leur égard ou leur permettre enfin de s´expliquer honnêtement. C´est souvent un piège.

En effet, et j´ai recueilli plusieurs témoignages dans ce sens, il s´agit souvent d´une ruse, de la part du reporter, pour entrer dans la place et tourner des images "sur le vif" censées prouver la réalité des allégations de "dérives" (sectaires, charlatanesques ou autres). Aussi, j´ai estimé nécessaire de rédiger ces quelques précautions élémentaires.

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