mercredi 8 avril 2026

La France dans le collimateur de l'OSCE pour sa laïcité unique au monde

La France au banc des accusés : Quand l’OSCE déshabille la laïcité à la française

par  Steve Eisenberg 

Il y a des moments où le miroir tendu par la communauté internationale devient si net qu’il en devient insupportable pour ceux qui s’y regardent. Le dernier rapport des représentants personnels de la présidence de l’OSCE, suite à leur visite en France en juin 2025, est de ceux-là. Ce document n’est pas seulement une énième compilation de griefs administratifs. C’est un réquisitoire clinique, presque chirurgical, contre une dérive française que nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer : la transformation d’une laïcité de liberté en une laïcité de contrôle, voire de combat. L’ambassadeur Evren Dağdelen Akgün, le rabbin Andrew Baker et le professeur Wolfgang Palaver ne sont pas des militants ; ce sont des observateurs chevronnés qui, au fil de leurs rencontres avec la société civile et les autorités, ont vu se dessiner le portrait d’une République qui, à force de vouloir protéger ses valeurs, finit par piétiner celles de ses propres citoyens.

 

Ce qui frappe d’emblée à la lecture de ce rapport, c’est le sentiment d’urgence qui s’en dégage concernant la communauté juive. On parle ici de la plus grande communauté juive d’Europe, plus de 500 000 personnes, qui vit aujourd’hui dans une sorte de malaise existentiel permanent. Quand le directeur exécutif du CRIF confie aux délégués de l’OSCE que presque chaque famille juive en France a, à un moment ou à un autre, envisagé l’émigration, on ne peut plus se contenter de discours lénifiants sur le « vivre-ensemble ». Le rapport décrit une « atmosphère » d’antisémitisme sur les campus universitaires, avec des incidents violents récurrents, souvent liés à l’activisme pro-palestinien. Mais le plus tragique, c’est peut-être ce qui se passe dans les écoles secondaires, où le harcèlement pousse les familles à un exode silencieux vers le privé. Et là, on touche au cœur de l’absurdité française : parce que notre dogme républicain interdit de collecter des données basées sur la religion, cet exode reste officiellement invisible. L’État se veut aveugle pour être juste, mais cette cécité volontaire l’empêche de soigner les plaies qu’il refuse de voir. On se retrouve avec une communauté qui doit payer de sa poche pour sa propre sécurité, une charge que l’OSCE juge, à juste titre, discriminatoire par rapport aux autres cultes.

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C’est cependant sur le chapitre des « minorités religieuses » et de la fameuse Miviludes que le rapport de l’OSCE devient le plus cinglant, et c’est là que mon regard de journaliste s’arrête avec une attention particulière. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires est ici dépeinte comme un organe dont la méthodologie est pour le moins opaque. Le rapport souligne un « deux poids, deux mesures » qui devrait faire rougir n’importe quel défenseur de l’État de droit. Des pratiques comme le prosélytisme public ou la collecte de fonds, qui ne posent aucun problème lorsqu’elles sont le fait des grandes religions historiques, sont immédiatement étiquetées comme des « aberrations » ou des « dérives » lorsqu’elles émanent de groupes plus petits. L’OSCE cite nommément les Témoins de Jéhovah et la Scientology. Concernant cette dernière, le rapport est d’une clarté limpide : le fait que la Miviludes consacre une page entière à ce mouvement dans son rapport 2025, en le traitant de fait comme une secte, est considéré comme un acte qui alimente directement la discrimination et la stigmatisation. 

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Évaluation de la France par l'OSCE : laïcité, sécurité et question des minorités

Évaluation de la France par l'OSCE : laïcité, sécurité et question des minorités

par Robert Johnson  

Le rapport 2026 de l'OSCE sur la France salue les efforts déployés contre l'antisémitisme, mais critique le MIVILUDES pour son manque de transparence. Les délégués soulignent qu'une laïcité stricte discrimine souvent les groupes minoritaires comme… Scientologists et les Témoins de Jéhovah. De récentes décisions de justice rendues contre cet organisme d'État mettent en lumière la tension entre la vigilance de l'État et les normes internationales relatives aux droits de l'homme concernant la liberté de religion et le droit à une procédure régulière.

 

PARIS — En juin 2025, une délégation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est arrivée à Paris. Conduite par l’ambassadeur Evren Dağdelen Akgün, le rabbin Andrew Baker et le professeur Wolfgang Palaver, la délégation des représentants personnels de la présidence en exercice de l’OSCE a mené une mission d’évaluation de la situation de la liberté de religion ou de conviction en France. Leur rapport finalisé a été publié en mars 2026., propose une analyse détaillée d'une nation naviguant à l'intersection complexe de ses valeurs républicaines fondatrices et de ses obligations internationales en matière de droits de l'homme.

Mandat et méthodologie : dialogue et observation

Le mandat de l'OSCE dans ce domaine est spécifique. Contrairement à un organe judiciaire, l'organisation fonctionne comme un forum de sécurité et de coopération, s'appuyant sur le dialogue et l'observation pour faire respecter les engagements pris par les États participants. Les Représentants personnels pour la tolérance et la non-discrimination se concentrent spécifiquement sur la lutte contre l'antisémitisme, l'intolérance et la discrimination à l'encontre des chrétiens et des membres d'autres religions. Leur méthodologie en France a été rigoureuse, respectant un protocole conçu pour appréhender l'ensemble des réalités sociétales. La délégation a d'abord rencontré séparément des représentants de la société civile et des communautés religieuses – créant ainsi un espace propice à des témoignages authentiques – avant de s'entretenir avec les agences gouvernementales et les instances consultatives nationales.

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jeudi 19 mars 2026

Condamnation de l'UNADFI par l'association "Non à la drogue"

Il arrive parfois que l'on se sent des ailes et que l'on pense pouvoir ignorer la loi. Mais cette dernière vous rattrape toujours un jours ou l'autre. C'est ce qui s'est produit pour l'UNADFI !   

Cet article est une belle illustration de ce qui précède. 

 
 
 
C’est un camouflet judiciaire qui fera date dans le petit monde de l’anti-sectarisme subventionné. Le 12 mars 2026, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu un arrêt sans équivoque, infirmant une décision de première instance qui avait, un temps, donné raison à l’UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu). Au cœur du litige : le droit de réponse, ce pilier de la liberté de la presse que l’association présidée par Catherine Katz semble considérer comme une option facultative lorsqu’il s’agit de ses contradicteurs.

Un refus systématique érigé en stratégie

L’affaire remonte à octobre 2024. L’UNADFI publie sur son site un article au vitriol intitulé : « Non à la drogue oui à la vie : la scientologie ne peut se prévaloir d’avantages fiscaux ». Reprenant une lettre ouverte du Cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS), l’officine anti-sectes y attaquait frontalement l’association « Non à la drogue, oui à la vie », l’accusant de n’être qu’une vitrine de l’Église de Scientology pour capter indûment des fonds publics via des déductions fiscales.  [...]

La Cour d’appel remet les pendules à l’heure

Dans son arrêt du 12 mars 2026, la Cour d’appel a donc enfoncé le clou, rappelant une vérité juridique fondamentale que l’UNADFI feint d’ignorer : le droit de réponse est général et absolu. Il n’appartient pas au directeur de publication de se faire juge de la véracité des propos ou de la pertinence des arguments de celui qui est mis en cause.

« Le refus illégitime, par un directeur de publication, d’insérer une réponse présentée sur le fondement de ce texte est constitutif d’un trouble manifestement illicite », assène la Cour.