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lundi 17 août 2026

Rencontre interreligieuse à la pagode Dhammabhirom

Une table ronde interreligieuse et citoyenne consacrée à l’égalité devant la loi s’est tenue le 2 août 2026 à la pagode bouddhiste Dhammabhirom, à Choisy-le-Roi, à l’invitation du Vénérable Michel Bujacil, moine bouddhiste de tradition theravāda et responsable de la pagode. Des responsables religieux, des universitaires et des défenseurs des droits humains y ont confronté leurs expériences autour de la présomption d’innocence, de la dignité humaine et de la liberté de religion ou de conviction.

La rencontre réunissait Éric Roux, président du Forum interreligieux européen pour la liberté religieuse et du Conseil mondial de l’United Religions Initiative, le Dr Mohamed Larbi Haouat, président-fondateur de l’Association de solidarité internationale pour les langues, l’éducation et la culture, l’imam Sylla Mahamadou, le père Joseph Clochard, missionnaire d’Afrique, et le pasteur Paul Tanga, ancien diplomate de la République centrafricaine.

 

Les organisateurs avaient choisi comme point de départ la détention provisoire, en République de Corée, de Lee Man-Hee, dirigeant de l’Église Shincheonji, âgé de 95 ans. Ils ont précisé que l’objectif n’était pas de prendre position sur le fond de cette procédure judiciaire ni de défendre une communauté particulière, mais de réfléchir à une question plus générale : les garanties fondamentales sont-elles appliquées de la même manière à chaque personne, quels que soient son âge, ses convictions ou son statut social ?

En ouvrant la rencontre, le Vénérable Michel Bujacil a rappelé son engagement contre les inégalités. Il a estimé que la détention d’une personne de 95 ans soulevait une question de dignité humaine et s’est demandé si une mesure moins contraignante, comme une assignation à résidence, n’aurait pas pu être envisagée. Il a présenté cette position comme l’expression d’un malaise personnel, sans vouloir intervenir dans le débat politique ou judiciaire coréen.  

Éric Roux est revenu sur son propre parcours. Membre de l’Eglise de Scientology, il a expliqué que les attaques visant sa religion en France l’avaient conduit, il y a une vingtaine d’années, à s’engager plus largement en faveur de la liberté religieuse. Selon lui, aucune tradition n’est à l’abri de se retrouver minoritaire ou stigmatisée dans un pays. Il a donc appelé les religions à se soutenir mutuellement plutôt qu’à défendre chacune leurs seuls intérêts. 

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Venezuela : les religions mobilisées auprès des victimes des séismes

Los-Topos-Venezuela-300x300 Au Venezuela, les religions mobilisées auprès des victimes des séismes 

L'article intitulé "Au Venezuela, les religions mobilisées auprès des victimes des séismes" met en avant l'aide que peuvent apporter les religions chacune à sa manière ou avec ses moyens. 

Un mois après les deux puissants séismes qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin, les communautés religieuses restent fortement mobilisées auprès des populations sinistrées. Catholiques, évangéliques, adventistes, scientologistes, juifs, musulmans et membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ont déployé des volontaires, ouvert des lieux d’accueil, recueilli des dons et apporté une assistance matérielle ou spirituelle aux victimes.

Les tremblements de terre, de magnitude 7,2 et 7,5, se sont produits à quelques secondes d’intervalle. Ils ont particulièrement touché l’État côtier de La Guaira, ainsi que Caracas et plusieurs localités du centre-nord du pays. Le dernier bilan officiel fait état de plus de 5 200 morts, de 16 740 blessés et de près de 18 000 personnes ayant perdu leur logement. Plus de 23 000 habitants vivent encore dans des campements temporaires.

L’Église catholique s’est appuyée sur son réseau de paroisses, de diocèses et d’organisations caritatives. Selon les données diffusées par Cáritas, environ 10 000 volontaires liés à des structures catholiques ont participé à la réception, au tri et à la distribution de nourriture, d’eau, de vêtements et de produits d’hygiène. À Caracas seulement, plus de 6 000 personnes se seraient relayées. Des campagnes de dons ont également été lancées à l’étranger, notamment par les conférences épiscopales espagnole et italienne, tandis que le Conseil épiscopal latino-américain a appelé les catholiques du continent à soutenir durablement la reconstruction.

Les ministres volontaires de l’Église de Scientology ont pour leur part établi des centres de coordination à Caracas, La Guaira et Valencia. L’Église de Scientology, enregistrée comme organisation religieuse au Venezuela depuis 1999, a mobilisé près de 400 volontaires au début de l’intervention, auxquels se sont ajoutés des renforts venus de Colombie, du Costa Rica, du Brésil, des États-Unis, d’Israël, d’Espagne et d’autres pays.

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mardi 2 juin 2026

L'article de Sarah Berger sur Allemagne : après près de trente ans, l’Office fédéral de protection de la Constitution met fin à la surveillance de la Scientology apporte des précisions sur le changement qui va se produire en Allemagne. La vérité finit toujours par éclater voire éclabousser...  

Selon plusieurs médias publics allemands et rédactions nationales, le service allemand de renseignement intérieur Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution, BfV) aurait décidé de mettre fin à la surveillance nationale de l’Église de Scientology en Allemagne, après près de trois décennies d’observation.

 Cette décision marque un tournant majeur dans une politique sécuritaire lancée dans les années 1990, dans un climat de forte hostilité politique et médiatique envers le mouvement religieux. La surveillance avait été officiellement justifiée par des soupçons d’objectifs « anticonstitutionnels ». Pourtant, après des décennies d’enquêtes, d’écoutes, de rapports et de procédures judiciaires, les autorités allemandes n’ont jamais été capables de démontrer l’existence d’activités délictuelles ou subversives ou menaçant l’ordre démocratique.

D’après les informations rapportées aujourd’hui dans la presse allemande, le BfV estime désormais devoir concentrer ses ressources sur d’autres priorités sécuritaires, notamment l’extrémisme violent, l’espionnage russe, les cyberattaques ou encore les menaces terroristes.

Mais derrière cette justification officielle se cache une réalité connue depuis longtemps dans les milieux politiques et administratifs allemands : la surveillance de la Scientology était devenue de plus en plus difficile à défendre. En interne, des critiques existaient depuis des années sur les millions d’euros dépensés pour surveiller un mouvement religieux qui, malgré une attention constante des services de renseignement, n’avait produit aucun élément tangible permettant de justifier la poursuite d’un tel dispositif.

Plusieurs Länder avaient déjà discrètement abandonné cette surveillance. Le dernier exemple notable fut celui du Bade-Wurtemberg, qui avait cessé l’observation du mouvement après avoir reconnu l’absence de menace concrète pour l’ordre constitutionnel.

Pendant toutes ces années, la surveillance par les offices de protection de la Constitution a pourtant eu des conséquences humaines parfois dramatiques. En Allemagne, le simple fait qu’un groupe figure sur la liste des organisations surveillées par le BfV suffisait souvent à créer un climat de suspicion sociale et professionnelle.

Des scientologistes ont ainsi vu leur employeur contacté par des autorités ou des administrations, parfois explicitement alertés sur leur appartenance religieuse. Certains ont perdu leur emploi, se sont vu refuser des contrats publics ou ont été exclus de certaines professions. Cette politique a donné lieu à un très grand nombre de contentieux devant les juridictions allemandes.

Or, dans ces affaires, les autorités ont régulièrement subi des revers judiciaires. Au fil des années, les tribunaux allemands ont rendu des dizaines de décisions reconnaissant que la Scientology était un mouvement religieux légitime, et que les membres de la Scientology bénéficiaient eux aussi de la protection de l’article 4 de la Loi fondamentale allemande, qui garantit la liberté de religion et de croyance.

Les juges ont rappelé à plusieurs reprises que l’État ne pouvait pas discriminer des citoyens en raison de leur appartenance religieuse, sauf preuve concrète d’activités illégales ou anticonstitutionnelles — preuve qui, malgré près de trente ans de surveillance intensive, n’a jamais été apportée.

La décision du BfV apparaît ainsi comme la reconnaissance implicite de l’échec d’une politique controversée, longtemps dénoncée par des juristes, des défenseurs des libertés civiles et plusieurs observateurs internationaux des droits humains.

Depuis les années 1990, l’Allemagne faisait figure d’exception en Europe occidentale par l’ampleur des mesures prises contre la Scientology : campagnes publiques d’avertissement, exclusions professionnelles, questionnaires de loyauté dans certains secteurs et surveillance par les services de renseignement intérieur. Cette situation avait suscité à plusieurs reprises des critiques à l’étranger, notamment aux États-Unis, où certains responsables politiques voyaient dans ces pratiques une atteinte à la liberté religieuse.

La fin annoncée de cette surveillance fédérale constitue donc bien plus qu’une simple réorganisation administrative. Elle marque la fin d’un chapitre particulièrement controversé de l’histoire allemande contemporaine en matière de liberté de conscience.

Après trois décennies d’enquêtes sans résultats probants, il était difficilement soutenable de continuer à présenter comme une menace pour la démocratie un mouvement religieux dont les membres ont, à maintes reprises, obtenu gain de cause devant les tribunaux allemands eux-mêmes.

Cette décision tardive ne fera sans doute pas disparaître immédiatement les stigmates accumulés au fil des années. Mais elle constitue un signal important : dans un État de droit, la surveillance exceptionnelle d’un groupe religieux ne peut devenir permanente lorsqu’aucun fait répréhensible n’est finalement établi.

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vendredi 29 mai 2026

Saint-Denis : un défi "TikTok" malsain visant les églises de Scientology créant de l'hostilité

L'article intitulé Saint-Denis : un “défi TikTok” visant la Scientology conduit à des gardes à vue et relance le débat sur la protection des lieux de culte, écrit sous la plume de Steve Eisenberg montre comment Tik Tok peut manipuler des jeunes. 

Une cible facilement identifiable, comme la Scientology, sur laquelle ces jeunes jettent leur dévolu dans le but de la dénigrer, sous prétexte de jeux grotesques voire devenus violents pour certains. 

Deux jeunes hommes de 18 ans ont été placés en garde à vue à Saint-Denis après s’être introduits sans autorisation dans les locaux de Église de Scientology, le 30 avril 2026, en hurlant, et en brandissant une tête d’animal mort. Selon les éléments rapportés par la presse, ils participaient à un défi diffusé sur TikTok consistant à pénétrer dans des bâtiments de l’organisation religieuse en courant et en criant, avec pour objectif d’aller le plus loin possible avant d’être interceptés.

L’un des deux a été interpellé à l’intérieur du bâtiment, situé à proximité du Stade de France, tandis que le second a été arrêté à l’extérieur. Le parquet de Bobigny a confirmé leur placement en garde à vue. Les faits s’inscrivent dans un phénomène plus large, apparu aux États-Unis avant d’être relayé en Europe, et qui consiste à appeler publiquement à « raider » des lieux liés à la Scientology pour en tirer des vidéos virales.

Il ne s’agit pas d’un simple jeu. Ces appels reposent sur le ciblage explicite d’une organisation religieuse dans ses lieux de pratique. Or, ces lieux doivent être considérés pour ce qu’ils sont : des espaces de culte, au même titre qu’une synagogue, une mosquée ou une église d’une autre confession. Les viser pour provoquer, perturber ou ridiculiser constitue une atteinte au principe même de liberté religieuse.

Aux États-Unis, où ce type de contenus est apparu, plusieurs incidents ont montré que ces « raids » pouvaient dégénérer. Des groupes sont entrés dans des bâtiments de la Scientology, ont bousculé et blessé du personnel et, dans certains cas, provoqué des dégradations à l’intérieur. Ces séquences, filmées et diffusées en ligne, ont contribué à alimenter la viralité du phénomène et à encourager sa reproduction.

Le passage de ces pratiques dans le contexte français n’est pas anodin. Il existe une circulation rapide de comportements qui, une fois transposés, entrent en contradiction avec le cadre juridique national. En droit français, la liberté de religion implique la protection des lieux de culte contre les perturbations. Appeler publiquement à des actions visant spécifiquement une communauté religieuse peut, selon les cas, relever d’infractions, notamment lorsqu’il s’agit d’inciter à troubler l’exercice d’un culte.

Les contenus à l’origine de ces défis reposent sur des instructions explicites : se rendre sur place, entrer, provoquer une réaction, filmer. Ce mécanisme transforme des spectateurs en participants potentiels. Les gardes à vue intervenues à Saint-Denis apparaissent ainsi comme la conséquence directe d’incitations largement diffusées.

Le fait que la Scientology fasse l’objet de critiques ne modifie pas la nature des actes commis. Dans un État de droit, les désaccords avec une organisation religieuse s’expriment dans le débat public ou devant les juridictions compétentes, et non par des actions visant à perturber physiquement ses lieux de culte. Le parallèle avec d’autres religions est éclairant : des appels à « envahir » une synagogue ou une mosquée seraient immédiatement identifiés comme problématiques et traités comme tels.

Dans ce contexte, certains observateurs soulignent que la stigmatisation répétée de minorités religieuses dans le débat public peut contribuer à créer un climat propice à ce type de comportements. En France, des institutions comme la MIVILUDES, chargées de surveiller les « dérives sectaires », jouent un rôle central dans la manière dont certaines organisations sont perçues. Le fait de désigner régulièrement certains groupes comme problématiques peut être interprété par une partie du public comme une forme de validation implicite d’hostilité à leur égard.

Ce mécanisme est connu : lorsque des minorités sont présentées de manière récurrente sous un angle négatif, certains individus peuvent se sentir légitimés à adopter des comportements de confrontation, voire d’agression. Les « défis » observés aujourd’hui s’inscrivent dans ce contexte, où la frontière entre critique institutionnelle et stigmatisation sociale peut devenir floue.

Sur le plan juridique, la situation reste néanmoins claire. L’intrusion dans un lieu de culte, la perturbation de son fonctionnement ou l’incitation à de tels actes peuvent constituer des infractions. De même, les appels publics à participer à ces actions peuvent engager la responsabilité de leurs auteurs, en particulier lorsqu’ils visent un groupe en raison de son appartenance religieuse.

Les événements de Saint-Denis ne relèvent donc pas d’un simple phénomène viral sans conséquence. Ils sont une illustration de la manière dont des contenus en ligne peuvent encourager des comportements concrets visant des communautés religieuses, avec des implications juridiques immédiates. Ils rappellent également que la protection de la liberté de culte ne dépend pas de la popularité ou de l’image d’une religion, mais constitue un principe fondamental qui s’applique à toutes.

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jeudi 19 mars 2026

Condamnation de l'UNADFI par l'association "Non à la drogue"

Il arrive parfois que l'on se sent des ailes et que l'on pense pouvoir ignorer la loi. Mais cette dernière vous rattrape toujours un jours ou l'autre. C'est ce qui s'est produit pour l'UNADFI !   

Cet article est une belle illustration de ce qui précède. 

 
 
 
C’est un camouflet judiciaire qui fera date dans le petit monde de l’anti-sectarisme subventionné. Le 12 mars 2026, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu un arrêt sans équivoque, infirmant une décision de première instance qui avait, un temps, donné raison à l’UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu). Au cœur du litige : le droit de réponse, ce pilier de la liberté de la presse que l’association présidée par Catherine Katz semble considérer comme une option facultative lorsqu’il s’agit de ses contradicteurs.

Un refus systématique érigé en stratégie

L’affaire remonte à octobre 2024. L’UNADFI publie sur son site un article au vitriol intitulé : « Non à la drogue oui à la vie : la scientologie ne peut se prévaloir d’avantages fiscaux ». Reprenant une lettre ouverte du Cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS), l’officine anti-sectes y attaquait frontalement l’association « Non à la drogue, oui à la vie », l’accusant de n’être qu’une vitrine de l’Église de Scientology pour capter indûment des fonds publics via des déductions fiscales.  [...]

La Cour d’appel remet les pendules à l’heure

Dans son arrêt du 12 mars 2026, la Cour d’appel a donc enfoncé le clou, rappelant une vérité juridique fondamentale que l’UNADFI feint d’ignorer : le droit de réponse est général et absolu. Il n’appartient pas au directeur de publication de se faire juge de la véracité des propos ou de la pertinence des arguments de celui qui est mis en cause.

« Le refus illégitime, par un directeur de publication, d’insérer une réponse présentée sur le fondement de ce texte est constitutif d’un trouble manifestement illicite », assène la Cour. 

lundi 9 mars 2026

Comment créer la haine contre une religion comme la Scientology ?

L'Inquisition médiévale n'a jamais cessé, elle a juste changé de visage pour s'adapter au monde moderne. L'article qui suit en relate les faits.

À Los Angeles, les scientologistes troisième groupe religieux le plus visé par les crimes de haine

Le rapport 2024 sur les crimes de haine publié par la Commission des relations humaines du comté de Los Angeles met en évidence une persistance élevée des actes motivés par des préjugés dans le comté de Los Angeles. Avec 1 355 crimes de haine recensés, le niveau demeure l’un des plus élevés observés depuis le début de la collecte de ces données, il y a plus de quarante ans.

 

Parmi les crimes motivés par la religion, le rapport indique que certaines communautés continuent d’être ciblées de manière disproportionnée. Les scientologistes figurent ainsi parmi les groupes religieux les plus visés, se plaçant au troisième rang, après les communautés juives et musulmanes, en nombre d’incidents signalés. Bien que ces faits représentent une part minoritaire de l’ensemble des crimes de haine, leur augmentation et leur caractère récurrent attirent l’attention des observateurs institutionnels et associatifs.

Les incidents recensés à l’encontre des scientologistes incluent des actes de vandalisme, des menaces, du harcèlement et, dans certains cas, des agressions physiques. Le rapport souligne que ces actes ne visent pas seulement des lieux de culte ou des bâtiments identifiés à la religion, mais également des individus en raison de leur appartenance réelle ou supposée à ce groupe religieux.

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Documentaire contre la Scientology attisant la haine avec l'argent des contribuables

L'article suivant "France: Discours de haine contre la scientologie désormais financé par les contribuables" écrit par par  le 18 février 2026.  

Un « documentaire » de France 5 a offert un exemple de manuel scolaire sur la façon « de ne pas » présenter les religions minoritaires au public. (traduction automatique) 

 

 Le dernier documentaire de France 5 sur la Scientologie, diffusé dimanche 15 février, ne peut pas être revu comme une enquête journalistique. C’était quelque chose de différent et semblable à un autodafé baroque brûlant les hérétiques sur la place publique: une performance rituelle – l’une de ces cérémonies télévisées familières dans lesquelles le diffuseur public réinterprète sa propre certitude. L'hérétique est toujours le même, le ton inébranlable, la conclusion prédéterminée. On commence à soupçonner que le seul suspense laissé est de savoir si le budget de production sera plus élevé que celui du dernier documentaire similaire.

Cette fois, la chaîne, un diffuseur public financé par des contribuables français, a confié le projet à Tohubohu, une société de production dont le nom évoque le désordre mais dont la relation financière avec France Télévisions apparaît remarquablement stable. Le réalisateur, Romain Icard, n’est pas seulement l’esprit créatif derrière le documentaire mais aussi un co-fondateur de Tohubohu. Son partenaire d’affaires, Thierry Demaizière, est marié à un membre du Comité d’éthique de France Télévisions. C’est un arrangement charmant circulaire: le conjoint du producteur aide à superviser l’éthique du diffuseur qui commande le producteur. On pourrait appeler ça de la synergie. D'autres appelleraient cela un conflit d'intérêts. Les règlements de radiodiffusion français penchent certainement vers ce dernier. Mais peut-être que le Comité d’éthique, comme la lune, exerce son influence d’une manière invisible à l’œil nu.

Le documentaire s'ouvre sur la solennité d'une annonce de service public. La Scientologie, nous dit-on, est dangereuse, opaque et manipulatrice. Ce sont des affirmations qui méritent un examen. Mais l'examen nécessite une méthode, et la méthode nécessite des sources. L’approche de France 5 en matière de sourcing ressemble à un appel de casting pour une pièce dont le scénario a déjà été écrit. La production présente une poignée de témoins « rares » et « précieux ».

Pourtant, ces témoins sont tout sauf rares. Ce sont les mêmes ex-membres professionnels et anti-cultes qui apparaissent dans documentaire après documentaire, interview après interview, souvent compensé pour leur participation. Leurs témoignages ne sont pas nouveaux; ils sont reconditionnés. Le documentaire les traite comme s'ils avaient été découverts dans un monastère reculé de l'Himalaya, alors qu'en fait ils sont aussi omniprésents dans les médias anti-scientologie que les prévisionnistes météorologiques sont dans l'actualité du soir.

Prenez Tony Ortega, présenté comme un journaliste qui a passé trente ans à enquêter sur la Scientologie. C'est une façon d'encadrer sa carrière. Un autre serait de mentionner ses diatribes anti-culte vicieuses et son départ brutal d'une publication américaine majeure après sa défense fervente de Backpage.com, un site Web fermé plus tard par le FBI pour avoir facilité le trafic d'enfants. Son dossier comprend non seulement des choix éditoriaux controversés, mais aussi des cas documentés de reportages fabriqués ou embellis, critiqués par la « Columbia Journalism Review ». Rien de tout cela n'apparaît dans le documentaire. Peut-être a-t-elle été jugée non pertinente. Ou peut-être était-ce tout simplement gênant.

Ensuite, il y a Marc et Claire Headley, dont l'histoire personnelle avec la Scientologie est compliquée mais dont l'histoire juridique est assez claire. Leur procès de plusieurs millions de dollars contre l'Église a été rejeté comme non fondé, et ils ont été condamnés à payer 42,000 $ en frais. Marc Headley a reconnu avoir été payé pour des « témoignages » de tabloïd, parfois jusqu’à 10,000 $ par histoire. Que son apparition dans ce documentaire ait été un acte d'altruisme ou un engagement professionnel est laissée inexplorée. France 5 ne se demande pas; il se présente simplement.

Le témoin suivant apparaît sous le pseudonyme de Lucas le Gall, bien que son identité réelle – Eric Gonnet – ne soit guère un secret. Il est le fils d’un militant anti-scientologie de longue date expulsé de l’Église il y a des décennies et condamné à plusieurs reprises en France. Gonnet affirme avoir passé quatre ans dans l’Organisation maritime de la Scientologie, avoir occupé des responsabilités internationales de haut rang et avoir été le bras droit du chef de l’Église en Californie. Ces revendications s'effondrent sous le poids de la chronologie de base: il n'a passé que trois mois dans l'organisation, à Copenhague, en 1980, dans un modeste rôle administratif. Il n’a jamais occupé de poste significatif, n’est jamais allé en Californie et n’a jamais rencontré le chef de l’Église. Ses propres écrits incluent des réflexions franches sur sa tendance à fabriquer des histoires. Cela aussi est omis de l'émission.

Et puis, dans un moment de surréalisme involontaire, le documentaire introduit un témoin généré par l'intelligence artificielle, qui, selon lui, était basé sur une personne réelle, mais qui avait peur. La France abrite des milliers de scientologues, mais la production a apparemment trouvé plus facile de synthétiser un être humain que d’en interviewer un. C’est un choix éditorial audacieux, mais peut-être pas un choix qui renforce la crédibilité de l’entreprise. Peut-être que le prochain documentaire de France 5 présentera un hologramme.

Le défilé de témoins douteux se poursuit. Joy Villa, présentée comme une « jeune actrice américaine démunie », est en fait un interprète mineur avec une poignée de rôles de fond, maintenant réinventé en tant que chrétien évangélique qui revendique la révélation divine sur la malveillance de la Scientologie. Son histoire personnelle, y compris un différend conjugal dramatique impliquant une somme d'argent substantielle, n'est pas mentionnée. Le documentaire préfère que ses personnages soient simples, sans fardeau par la nuance.

Tout cela aurait pu encore être récupérable si le « débat » ultérieur offrait un semblant de pluralisme. Au lieu de cela, le panel était composé exclusivement de critiques de longue date de la Scientologie, y compris des organisations et des individus ayant une histoire de litige contre le mouvement – des litiges qui n’ont pas toujours fini en leur faveur. L’UNADFI, représenté par l’avocat Olivier Morice, a été condamné par la Cour d’appel de Paris en 2015 à verser 21.000 € aux Scientologues pour action en justice abusive, une décision confirmée en 2017. Ce contexte aussi était absent.

Lorsque l’Église a demandé qu’un représentant soit autorisé à participer au débat, France Télévisions a refusé, invoquant la « liberté éditoriale ». La phrase devient une sorte de talisman, utilisé pour conjurer le spectre du pluralisme. Un radiodiffuseur public aurait dû se féliciter de l'opportunité d'échanges directs. Au lieu de cela, il a choisi le confort de l'unanimité. La réponse du radiodiffuseur aux préoccupations concernant l’impartialité était tout aussi révélatrice. Lorsqu'on leur a confronté la possibilité que ses obligations aient été violées, France Télévisions a suggéré que la responsabilité incombe à Tohubohu, le producteur délégué, qui avait contractuellement accepté de protéger le radiodiffuseur contre les conséquences juridiques. C'est une défense curieuse: le diffuseur public revendique la liberté éditoriale lors de la sélection des voix, mais l'impuissance contractuelle lorsque ces choix sont remis en question.

On n’a pas besoin d’être sympathique à la Scientologie pour trouver cela troublant. On n’a pas besoin d’approuver ses croyances, ses pratiques ou sa structure organisationnelle. Il faut croire que la radiodiffusion publique doit respecter les principes qui justifient son existence: l'impartialité, l'honnêteté et le pluralisme. Ce ne sont pas des idéaux décoratifs. Ce sont des obligations légales, financées par les contribuables, qui visent à faire en sorte que les médias publics servent le public, et non un récit.

France 5 a eu l’occasion d’inclure des érudits de nouveaux mouvements religieux qui les étudient avec rigueur académique. La France a de tels érudits. Bernadette Rigal-Cellard, par exemple, a passé des décennies à examiner les religions minoritaires avec un sérieux méthodologique. À l’échelle internationale, Donald Westbrook a publié de nombreux articles sur la Scientology avec Oxford University Press et Cambridge University Press, à peine des points de vente marginaux. Ces voix n'ont pas été invitées. Leur absence n’est pas un oubli, c’est un choix. Au lieu de cela, le programme s’appuyait sur Stephen Kent, un sociologue canadien dont l’hostilité envers les religions, ancienne et nouvelle, est si prononcée qu’il a publiquement suggéré que de nombreux fondateurs de grandes religions du monde – y compris le prophète Mohammed et l’apôtre Paul – souffraient de troubles mentaux graves. Il a récemment écrit: «Peut-être Dieu existe-t-il, mais s’Il (ou Elle ou Elle ou eux) le font, alors on se demande pourquoi Dieu a choisi tant de révélations pour venir à travers des esprits désordonnés. » Lorsque quelqu’un applique ce réductionnisme psychiatrique à toute l’histoire de la religion, il devient difficile de prendre au sérieux sa certitude clinique soudaine lorsqu’il se tourne vers la Scientologie.

Les défenseurs du documentaire soutiendront que l’inclusion de scientologues ou de chercheurs neutres aurait « légitimer » le mouvement. Cet argument comprend mal le journalisme. Le journalisme ne consiste pas à protéger les téléspectateurs de la complexité. Il s’agit de présenter la complexité et de faire confiance aux spectateurs pour y naviguer. Un documentaire qui exclut toutes les voix dissidentes n'est pas une enquête.

Ce que France 5 a offert hier soir était un monologue – poli, confiant et hermétiquement scellé. La production a pris la répétition pour la rigueur, l'unanimité pour la vérité, et le spectacle pour l'enquête. C'était, en bref, une occasion manquée.

La Scientologie a des ennemis. Ça soulève des questions. Il mérite un examen minutieux. Mais l'examen nécessite plus qu'un scénario prédéterminé et un casting d'antagonistes familiers. Cela demande de la curiosité, de l’humilité et de la volonté d’entendre ceux qui ne correspondent pas au récit. France 5 a choisi le contraire.

Le résultat était une chambre d'écho magnifiquement éclairée, éditée professionnellement, mais toujours une chambre d'écho. Indépendamment de la dramatique des échos, ils ne sont pas qualifiés de journalisme.

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Massimo Introvigne (né le 14 juin 1955 à Rome) est un sociologue italien des religions. Il est le fondateur et directeur général du Center for Studies on New Religions (CESNUR), un réseau international de chercheurs qui étudient de nouveaux mouvements religieux. Introvigne est l’auteur de quelque 70 ouvrages et de plus de 100 articles dans le domaine de la sociologie de la religion. Il était l'auteur principal de la Enciclopedia delle religioni en Italie (Encyclopédie des religions en Italie). Il est membre du comité de rédaction de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion et du conseil exécutif de Nova Religio de University of California Press. Du 5 janvier au 31 décembre 2011, il a été « Représentant sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, en mettant l’accent sur la discrimination à l’égard des chrétiens et des membres d’autres religions » de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). De 2012 à 2015, il a été président de l’Observatoire de la liberté religieuse, institué par le ministère italien des Affaires étrangères afin de surveiller les problèmes de liberté religieuse à l’échelle mondiale. 

samedi 18 mars 2023

La Scientologie a fait connaître la publicité au Super Bowl

2 millions de vues sur YouTube en 24 heures, Live Again dernière publicité de Scientologie pour le Super Bowl 2023

 

"Live Again", la publicité du Super Bowl 2023 de l'Église de Scientologie, présentée en première lors du plus grand événement médiatique aux États-Unis avec un message énergique et puissant : si vous pensez que tout est perdu, détrompez-vous. 

 

 

La vidéo sur Youtube a atteint 2 millions de vues en seulement 24 heures, en plus des plus de 100 millions téléspectateurs estimés (à la fois) que l'opportunité du Super Bowl offre (selon AP). Sur youtube uniquement, sans compter les republications, et autres réseaux sociaux,

Dans leur déclaration à la presse, les scientologues définissent les images et le son de l'annonce comme "une cinématographie d'une beauté époustouflante et des effets visuels à fort impact renforcent le message d'espoir et de renouveau" Live Again ". Associée à la déclaration édifiante "rien n'est plus puissant que vous", la publicité rappelle aux téléspectateurs qu'ils ont la force intérieure pour surmonter les obstacles de la vie et créer l'avenir qu'ils méritent".

C'est le "11e année consécutive, l'Église de Scientologie a présenté une nouvelle publicité au Big Game», a déclaré le communiqué, et il convient de noter que chaque année, leurs publicités sont parmi les publicités les plus intrigantes et les plus discutées du Super Bowl.